Avion de chasse volant en escorte d'un avion de ligne Boeing 737 dans le ciel

Boeing 737 Corendon escorté par Rafale et 2 Eurofighter

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Un Boeing 737-800 de Corendon Airlines Europe, assurant le vol XR456 entre Corfou et Nuremberg, a été escorté par un Rafale croate puis par deux Eurofighter allemands après l'émission du code transpondeur 7500, réservé au détournement. L'appareil s'est posé sans incident à l'heure prévue, avec 178 passagers et six membres d'équipage indemnes. La date exacte est à nuancer : les sources évoquent mardi 13 octobre 2026, alors que certaines informations ont été publiées le mercredi 14.

Boeing 737 Corendon : une alerte déclenchée par le code 7500

Le Boeing 737-800, immatriculé 9H-CXD, a transmis le code 7500 alors qu'il évoluait dans l'espace aérien croate. À cette indication s'est ajoutée l'impossibilité, par moments, de joindre les pilotes par radio. Les autorités ont donc traité la situation comme une possible prise d'otages.

Ce code signale un détournement ou une intervention illicite à bord. Il est transmis aux services de contrôle indépendamment de tout échange vocal, ce qui explique le déclenchement immédiat des procédures.

Le Rafale croate intercepte l'avion au-dessus de Korenica

Selon le ministère croate de la Défense, un Rafale a rejoint le Boeing à 11 h 02, heure locale, au-dessus de Korenica, dans le centre du pays. Le chasseur a procédé à une identification visuelle et établi une liaison radio avec l'avion de ligne. Il l'a ensuite accompagné vers la sortie de l'espace aérien croate.

L'intervention avait été ordonnée par le centre multinational d'opérations aériennes de l'OTAN de Torrejón, en Espagne. Un centre de contrôle et de compte rendu situé en Italie avait signalé le code 7500. Le Boeing est entré dans l'espace aérien slovène à 11 h 20.

Cette mission relève de la police du ciel (Air Policing). La Croatie l'assure avec ses Rafale depuis le 1er janvier 2026, dans le cadre du système intégré de défense aérienne et antimissile de l'Alliance.

Deux Eurofighter allemands jusqu'à Nuremberg

En Allemagne, deux Eurofighter de la Luftwaffe ont pris le relais jusqu'à Nuremberg. D'après la Deutsche Flugsicherung, citée par BR24, ils appartenaient à l'escadre tactique 74, basée à Neuburg an der Donau. Cette unité maintient en permanence une patrouille d'alerte de deux appareils.

Au sol, un important dispositif policier avait été préparé en prévision d'une prise d'otages. L'aéroport est resté fermé au trafic pendant environ deux heures. « Comme nous ne pouvions plus joindre le cockpit, et que la tour de contrôle ne pouvait pas non plus le joindre, nous devions envisager le pire », a déclaré un porte-parole de la police.

Après l'atterrissage, les passagers ont attendu environ une heure à bord, puis ont rejoint le terminal en autobus, où une équipe d'assistance les a accueillis. L'alerte a été levée vers 13 h 20, et l'exploitation de l'aéroport a ensuite repris.

Panne radio et erreur de code : l'explication privilégiée

Selon un porte-parole de la police cité par l'agence dpa, le pilote aurait voulu signaler une panne radio, mais aurait saisi par erreur le 7500 au lieu du 7600, code de perte de communications. Cette version reste l'explication avancée à ce stade, plutôt qu'une émission automatique du signal de détournement.

Le 7700, pour sa part, correspond à une urgence générale. Une panne radio, à elle seule, n'équivaut donc pas à un détournement.

Corendon explique que l'appareil a émis un code d'urgence dans l'espace aérien croate « en raison d'une brève perturbation du système de communications radio ». La compagnie affirme qu'à aucun moment il n'y a eu de véritable situation d'urgence et que personne n'a été en danger.

Selon la police, aucune enquête ne vise le pilote, les autorités estimant qu'il n'a pas agi intentionnellement. Les éventuelles analyses techniques sur la panne radio n'ont pas été détaillées dans les informations disponibles.

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