Une série de fausses alertes à la bombe visant des avions survolant la France a conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête, annoncée le 7 novembre 2026. Quatre nouvelles alertes ont été signalées vendredi 6 novembre, avec des atterrissages à Paris-Orly (trois appareils) et à Bordeaux (un appareil), sans encombre. Aucun engin explosif n'a été découvert, et les autorités examinent une éventuelle implication étrangère.
Fausses alertes à la bombe : le déroulement des faits
Selon Matignon, quatre alertes ont concerné vendredi 6 novembre des avions en vol au-dessus du territoire français. Les services de déminage ont procédé aux inspections de sécurité après l'atterrissage. Trois appareils se sont posés à Paris-Orly, le quatrième à Bordeaux.
La veille, jeudi 5 novembre, un appareil d'Aer Lingus avait été dérouté vers Évreux à la suite d'une alerte du même type. Les services du Premier ministre, Sébastien Lecornu, ont indiqué qu'une enquête était en cours pour déterminer l'origine de ces alertes, qui touchent toute l'Europe. Aucune précision n'a été donnée sur les auteurs présumés.
Une enquête du parquet de Paris sur les courriels de menace
Le parquet de Paris a précisé à l'AFP que les investigations visent à retrouver les auteurs des courriels qui diffusaient ces fausses informations, destinées à faire croire à une destruction dangereuse. Elles portent aussi sur leur lien éventuel avec des puissances étrangères.
Cette hypothèse constitue une piste d'enquête, non une attribution établie. À ce stade, les éléments connus ne permettent ni de désigner des responsables ni de conclure que toutes les alertes relèvent d'une même opération.
Des dizaines de vols perturbés en Europe
Le phénomène dépasse largement la France. Depuis le début de la semaine, des dizaines de vols commerciaux ont fait l'objet d'alertes à la bombe en Europe. Certains appareils ont été déroutés ou escortés par des avions de chasse, d'autres évacués ou fouillés.
Les menaces ont également visé des médias : des rédactions irlandaises, la chaîne britannique Sky News et TF1 ont reçu des alertes. Vendredi, le gouvernement irlandais a dénoncé une « probable campagne coordonnée visant à engendrer des perturbations ».
Des conséquences réelles malgré l'absence d'explosifs
Même sans engin découvert, l'impact sur le transport aérien est concret. Déroutements, inspections des appareils et mobilisation des services de sécurité s'accumulent, avec parfois des interventions militaires. La seule répétition des menaces suffit à perturber les opérations des compagnies et des aéroports concernés.
L'enquête du parquet de Paris doit maintenant déterminer l'origine des courriels et établir si une coordination existe entre les différentes alertes. Aucun calendrier n'a été communiqué à ce stade.